Chutes de la Chaudière : plaque tournante du passé et de l’avenir d’Ottawa

Pendant plus d’un siècle, l’un des sites les plus beaux et sacrés de la région de la capitale nationale était industrialisé, clôturé et dérobé aux regards. Tout a changé en 2018 lorsqu’Hydro Ottawa a ouvert le site historique des chutes de la Chaudière au grand public et a proposé des visites guidées de la nouvelle centrale hydroélectrique de 29 mégawatts dans le cadre de son événement portes ouvertes annuel.

Depuis sa mise en service, c’était la première fois que la centrale était accessible à la population, mais ce fut aussi l’unique occasion de la découvrir. En 2019, des inondations historiques aux abords de la rivière des Outaouais ont créé des conditions trop dangereuses pour les visiteurs et, comme chacun le sait, la pandémie de COVID-19 a déferlé en 2020, entraînant dans son sillage la fermeture de nombreux lieux pour des raisons de santé publique.

Cette année, Hydro Ottawa a décidé de composer avec les contraintes de la pandémie en tenant ses portes ouvertes virtuellement dans le cadre d’un événement en ligne avec Portes ouvertes Ottawa. Si vous n’avez pas eu l’occasion de voir de près les chutes de la Chaudière ou les installations hydroélectriques, vous pourrez vivre l’expérience à l’écran de votre ordinateur. Une vidéo vous entraînera dans les profondeurs de la centrale ainsi qu’au-dessus des chutes, avec des vues époustouflantes de l’ensemble du site – le tout dans le confort de votre salon.

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En hommage au passé

Au cœur du centre-ville d’Ottawa, à moins d’un kilomètre et demi du Parlement du Canada, les chutes de la Chaudière sont empreintes d’une histoire qui remonte à bien plus loin que l’arrivée des premiers explorateurs sur notre sol.

La Nation algonquine anishinabeg et d’autres Premières Nations ont vécu sur ce territoire pendant des millénaires et considèrent les chutes de la Chaudière comme un endroit sacré en raison de son importance en tant que lieu de rassemblement, de site de portage et de route de commerce. C’est aussi à cet endroit que les voyageurs autochtones faisaient des offrandes de tabac à la rivière pour assurer la sécurité de leurs périples.

D’une largeur de 200 pieds (60 mètres) et marquées par une dénivellation de 49 pieds (15 mètres), les chutes se distinguent par leur forme rappelant un chaudron et par la bruine qui s’élève des eaux agitées. C’est d’ailleurs ce qui a inspiré la Première Nation algonquine à nommer les chutes « Asticou », qui signifie « bouilloire » ou « eau bouillante ».

Dans son journal, le 14 juin 1613, Samuel de Champlain écrivit au sujet de la puissance des chutes et de leur caractère sacré pour les peuples autochtones; il nomma alors les chutes « Chaudière » (qui signifie aussi « bouilloire » en vieux français).

Après la colonisation, dans les années 1800, la construction d’un barrage sur la rivière des Outaouais et le développement industriel ont amené sur les rives un vaste complexe de scieries et d’usines, interdisant du même coup à la population l’accès aux chutes de la Chaudière.

À cette époque, le site a également vu naître l’électricité à Ottawa en accueillant la plus vieille centrale hydroélectrique encore en activité au Canada : la centrale no 2, classée édifice patrimonial, située tout près sur l’île Victoria. Celle-ci était responsable de l’éclairage électrique des rues d’Ottawa et a alimenté l’essor industriel du milieu des années 1800 en fournissant de l’énergie hydraulique aux usines.

Ottawa a prospéré, les industries en ont profité et la demande en électricité a augmenté, mais quelque chose avait été perdu.

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En hommage à l’environnement

La vision d’Hydro Ottawa pour l’agrandissement de la centrale des chutes de la Chaudière est devenue plus claire et orientée au fur et à mesure que le projet prenait forme. La centrale produirait de l’énergie propre et renouvelable de manière écoresponsable; elle offrirait un espace public agréable pour tous; et elle servirait à reconnaître et à célébrer la culture des Premières Nations et le passé industriel d’Ottawa.

L'agrandissement constituait une occasion unique pour Hydro Ottawa, qui l’estimait bénéfique pour la rivière, en la rendant plus saine et plus durable. Conformément à l’engagement qui a été pris à l’égard de l’environnement, la nouvelle installation comprend des grillages destinés à dévier l’anguille – espèce menacée – et d’autres espèces de leur parcours vers des canaux de dérivation, à l’abri des quatre turbines EcoBulb de la centrale. On estime que le taux de survie de l’anguille est passé de 79,8 % à 99,3 % grâce à la mise en place de cette mesure.

Outre les splendides nouvelles plateformes d’observation, une passerelle piétonnière au-dessus du canal d’amenée et un parc revitalisé qui rend hommage à ses racines autochtones et à son passé colonial, Hydro Ottawa a tenu à restaurer une partie des lieux, à savoir deux des plus anciens bâtiments du site (ayant déjà fait partie de l’empire industriel de J.R. Booth) qui ont résisté au grand incendie de 1900. L’entreprise a aussi resserré ses liens avec des communautés autochtones de la région en proposant que le site soit utilisé pour des cérémonies et des célébrations.

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En hommage à un avenir durable

Construite sous le niveau du sol, la nouvelle centrale hydroélectrique de 29 mégawatts est raccordée au réseau provincial et alimente quelque 20 000 habitations en énergie propre et renouvelable. Elle réduit en outre les émissions de gaz à effet de serre de 115 000 tonnes métriques de CO2 par année.

De concert avec sa filiale Portage Énergie, Hydro Ottawa est propriétaire des six centrales de production d’hydroélectricité situées aux chutes de la Chaudière, tant en Ontario qu’au Québec, ainsi que du barrage-voûte.

D'ailleurs, de l’autre côté de la rivière des Outaouais, Hydro Ottawa procède actuellement à la réfection de deux des centrales hydroélectriques qu’elle a acquises d’Hydro-Québec en 2016. Ces travaux de remise à neuf prolongeront la durée de vie utile des installations tout en fournissant à l’Ontario de l’énergie propre et renouvelable. Au nombre des rénovations en cours, soulignons l’installation de nouvelles turbines et la mise à niveau des générateurs, d’importants travaux de génie civil en amont et en aval ainsi que d’autres améliorations sur le plan électrique et mécanique.

Au total, Hydro Ottawa a une capacité de production d’énergie verte de 128 mégawatts (MW), soit suffisamment pour alimenter 107 000 résidences par année. Elle possède 16 centrales de production d’hydroélectricité au fil de l’eau en Ontario, au Québec et dans l’État de New York, huit grandes installations solaires en partenariat avec la Ville d’Ottawa et une participation majoritaire dans deux centrales de production d’énergie à partir des gaz d’enfouissement.

Lorsque les règles sanitaires le permettront, nous vous invitons à venir aux chutes de la Chaudière pour admirer le panorama et profiter des aménagements du parc. Nous espérons que 2022 apportera son lot de loisirs et de sorties de sorte que nous puissions vous accueillir en personne – à bras ouverts – à notre événement portes ouvertes.

Entre-temps, prenez une note sur votre calendrier pour ne pas rater l’expérience virtuelle des chutes de la Chaudière grâce à une vidéo exclusive que nous avons réalisée juste à temps pour Portes ouvertes Ottawa (accessible les 5 et 6 juin sur le site Web de l’événement et sur chuteschaudiere.com). Nous espérons que vous apprécierez votre visite de ce magnifique site sacré, qui est aussi le théâtre de l’avenir énergétique propre et durable d’Ottawa.

 

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