Les poteaux : d’où viennent-ils (2e partie)

Des poteaux d’hydro, on en voit partout dans la ville. Ils sont si communs qu’ils se fondent presque dans le paysage et ne suscitent pas beaucoup d’intérêt. Mais si on se met à y penser, toutes sortes de questions surgissent.

Pour cette raison, nous avons publié – il n’y a pas si longtemps – certains faits anecdotiques sur nos poteaux électriques. Cet article (1re partie) a certainement piqué votre curiosité puisque nous avons reçu de nombreuses questions sur le sujet. Aujourd’hui, nous faisons flèche de tout bois pour vous donner davantage d’information sur nos énigmatiques poteaux – de la durée de vie du composite par rapport au bois jusqu’à la profondeur à laquelle ils sont plantés.

Poteaux en matériau composite : le pour et le contre

Dans la 1re partie, nous mentionnions que nous utilisons à la fois des poteaux en bois et des poteaux en composite. Nous exposions les avantages des poteaux en composite, notamment leur durée de vie (environ 80 ans), soit jusqu’à deux fois celle des poteaux en bois. Les poteaux en composite ont aussi un rapport solidité-poids élevé, ce qui veut dire qu’ils peuvent être utilisés à des endroits peu propices aux poteaux en bois (milieux humides, fossés, secteurs marécageux ou autres endroits problématiques). De plus, ils résistent bien à la putréfaction et aux assauts des pics-bois. Mieux encore, nos poteaux en composite sont fabriqués en Ontario. Ce qui soulève la question suivante : pourquoi ne pas utiliser uniquement des poteaux en composite? Réponse : c’est une question de coûts. Selon l’analyse de cycle de vie réalisée en continu par Hydro Ottawa, le coût estimé de l’utilisation des poteaux en composite – en tenant compte de leur durée de vie – est considérablement plus élevé par rapport aux poteaux en bois (à l’exception des cas où la détérioration serait accélérée par la putréfaction ou par les pics-bois). Pour limiter les dépenses en infrastructures autant que possible, la plupart des poteaux que nous installons actuellement sont encore en bois. En fait, moins de 1 % des poteaux appartenant à Hydro Ottawa sont en composite.

Ces bons vieux poteaux en bois

Les poteaux en bois d’Hydro Ottawa – principalement du cèdre (thuya) et du pin – proviennent en grande majorité de l’Ouest canadien. Comme les arbres qui servent à les fabriquer ne sont pas tous de la même taille, les poteaux varient aussi en taille. Les poteaux en bois d’Hydro Ottawa sont d’une hauteur qui fluctue entre 45 pieds et 85 pieds. Bien qu’on puisse penser qu’ils sont inférieurs aux poteaux en composite, ils sont en réalité prisés dans toute l’Amérique du Nord pour leurs caractéristiques équilibrées sur le plan de la durabilité, de la longévité et du rapport coût-efficacité. Malgré qu’ils soient plus vulnérables aux éléments au fil du temps, il est possible de s’en procurer plutôt rapidement. En outre, les poteaux en bois possèdent naturellement des qualités qui les rendent idéaux pour les infrastructures électriques (ex. : un faible coefficient de dilatation thermique et un faible indice de conductibilité). Un autre avantage intéressant : quand vient le moment de remplacer des poteaux en bois (après 40 ans en moyenne), une grande proportion d’entre eux peuvent être recyclés. Et si un poteau doit être enlevé avant la fin de son cycle de vie, il peut être réutilisé, sous réserve de son état.

L’installation des poteaux

Qu’ils soient en bois ou en composite, les poteaux sont enfouis à une profondeur qui correspond à 10 % de leur hauteur totale, plus deux pieds pour assurer une stabilité optimale. L’installation des poteaux en bois est une opération un peu plus délicate puisqu’ils sont d’une seule longue pièce, par opposition aux poteaux en composite qui s’installent en sections.

Tours de force… avec les autos

Quelques-uns de nos clients nous ont demandé si un type de poteau est plus résistant que l’autre lorsqu’un véhicule entre en collision avec eux. En bref, la réponse est non. Cependant, les poteaux en composite ont un avantage : après une collision, nos équipes peuvent remplacer uniquement la section endommagée plutôt que le poteau au complet.

Lignes aériennes versus souterraines

Voici une autre question que nous recevons souvent : pourquoi ne pas systématiquement enfouir toutes les lignes électriques? Bien que les lignes électriques aériennes et les poteaux nécessitent effectivement davantage d’entretien régulier en raison de leur exposition aux éléments, les câbles souterrains coûtent considérablement plus cher à installer et à entretenir. Les travaux d’excavation sont onéreux et, parfois, uniquement réalisables dans de nouveaux développements. De plus, les câbles souterrains présentent certains inconvénients, notamment le risque d’être endommagés par des activités d’excavation (pensez toujours à appeler avant de creuser), et leur durée de vie est d’environ 30 ans avant que des travaux d’entretien et de remplacement soient requis.

Qu’ils soient en bois ou en composite, nos poteaux soutiennent un formidable réseau de lignes électriques qui acheminent l’électricité à votre maison ou à votre entreprise. Dorénavant, lorsque vous remarquerez des poteaux d’hydro ou si vos enfants vous questionnent à leur sujet, vous aurez de nouvelles connaissances à partager et un intérêt renouvelé à leur égard – à l’instar d’autres dispositifs très répandus à Ottawa… comme les couvercles de puits d’accès.

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