Les vélos électriques : un engouement amplement mérité

Vélocipède, draisienne, boneshaker, penny farthing et machine à courir – croyez-le ou non, ce sont quelques-uns des surnoms donnés à de nombreuses conceptions de vélos originales. Comme certaines conceptions remontent jusqu’en 1817, le vélo a beaucoup évolué en prenant diverses formes fascinantes. Alors que nous entrons dans une ère ultratechnologique, de nouvelles conceptions continuent de voir le jour et comportent des améliorations perfectionnées.

Au nombre des innovations les plus récentes figure le vélo électrique, dont la conception faisant appel à l’électricité lui confère puissance et vitesse. 

Vous ne connaissez rien aux vélos électriques? Imaginez simplement un vélo ordinaire doté d’une batterie, d’un moteur et d’un système de commande. Au lieu de remplacer entièrement l’énergie humaine nécessaire, les composants électriques renforcent ou suppléent les capacités de l’utilisateur pour améliorer sa puissance et son endurance. Autrement dit, si la distance et la topographie sont les principales raisons qui vous empêchent de vous rendre au travail ou à l’école à vélo, un modèle électrique pourrait changer la donne.
 

Points forts des vélos électriques

 

1)    Ils sont durables. 

Les vélos électriques sont écoénergétiques et ne rejettent aucune émission. On ne s’étonnera pas que leur efficacité énergétique leur permette de rivaliser avec les véhicules électriques. Dans notre balado ThinkEnergy consacré aux vélos électriques (en anglais seulement), Seth Weintraub, journaliste et blogueur technologique primé, affirme que la consommation énergétique de 20 vélos électriques est comparable à celle d’un seul véhicule électrique. Ces vélos sont dotés d’une batterie au lithium-ion rechargeable, reconnue pour être durable et recyclable.

Au chapitre de la viabilité financière, un vélo électrique peut représenter un investissement initial considérable. Toutefois, il constitue sur le long terme un mode de déplacement très bon marché si on l’utilise en continu, d’autant plus qu’il n’y a aucuns frais d’immatriculation, d’assurance ou de stationnement et que le coût énergétique associé à la recharge de la batterie est de loin inférieur à celui que l’on doit assumer pour faire le plein d’un véhicule à essence.

2)    Ils permettent d’atteindre une vitesse intéressante.

Selon la vitesse souhaitée, un vélo électrique permet d’arriver à destination beaucoup plus rapidement qu’avec un vélo ordinaire. Vous vous demandez à quelle vitesse on peut rouler sur ce type de vélo? D’après Seth Weintraub, il existe quatre catégories de vélos électriques fabriqués aux États-Unis : les vélos de catégorie 1 sont des modèles à pédalage assisté permettant d’atteindre 32 km/h; ceux de catégorie 2 sont des vélos à pédalage assisté avec accélérateur permettant d’atteindre la même vitesse; et ceux de catégorie 3 sont des vélos à pédalage assisté avec accélérateur permettant d’atteindre 45 km/h. Il existe également une catégorie « non officielle » de vélos électriques avec accélérateur permettant aussi d’atteindre 45 km/h.”

La réglementation qui régit la vitesse maximale varie un peu partout en Amérique du Nord. Selon la réglementation en vigueur en Ontario, un vélo électrique ne peut avoir une puissance nominale supérieure à 500 watts ni permettre d’atteindre une vitesse de plus de 32 km/h.

3)    Ils facilitent le navettage.

Même si un mode de déplacement qui cadre très bien avec le développement durable et de saines habitudes de vie peut sembler attrayant, peu de gens souhaitent arriver à destination trempés de sueur après un long trajet – à plus forte raison en pleine pandémie, alors que l’accès aux douches peut être restreint. Dans ce scénario, les vélos électriques constituent vraiment une révolution. Comme leur moteur partage l’effort physique avec le cycliste, ces vélos rendent moins intimidantes les longues distances et les topographies difficiles (comme les côtes à monter) pendant la saison chaude. Et ils réduisent la transpiration comparativement aux vélos ordinaires! De même, les vélos électriques aident le cycliste à fournir l’effort nécessaire lorsqu’il manque de résistance.

Mode passagère ou solution d’avenir?

Alors que les dommages environnementaux occasionnés par les véhicules à essence qui dominent le parc automobile suscitent de plus en plus de préoccupations, la demande de modes de déplacement de rechange, comme le vélo électrique, va en augmentant. Ce type de vélos gagne déjà en popularité partout dans le monde. Selon les prévisions récemment établies par Deloitte, 130 millions de vélos électriques seront vendus à l’échelle mondiale entre 2020 et 2023. Le temps dira si les résidents d’Ottawa suivront cette tendance..

Vous songez à suivre ce mouvement? N’oubliez pas d’écouter notre balado ThinkEnergy (en anglais seulement), dans lequel Seth Weintraub s’attaque à certains mythes entourant les vélos électriques.

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